Giuseppe Verdi
Giuseppe Fortunino Francesco naît le 10 octobre 1813 au Roncole, Parme (hameau dépendant de Busseto) et meurt le 27 janvier 1901 à Milan.
À 11 ans, il est organiste dans l’église de son village et suit des cours de musique avec Ferdinando Provesi. Il est remarqué par Antonio Berezzi, négociant en spiritueux, fournisseur de l'auberge de ses parents et marchand de denrées coloniales. Ce dernier, amateur de musique et flûtiste qui anime un orchestre amateur de la ville devient son mécène et lui offre l'hospitalité..
Verdi complète sa formation rudimentaire en étudiant des méthodes de piano et des traités d’harmonie, si bien qu’à seize ans, il est capable d’enseigner à l’école de musique locale, de tenir l’orgue, de diriger des répétitions de la société philharmonique, de donner des récitals comme pianiste et de composer une grande quantité d’œuvres qui seront détruites par la suite.
C’est en 1839, grâce à l’appui d’un ami milanais, qu’il fait représenter son premier opéra :
Oberto, à la Scala avec succès. L’impresario du théâtre lui signe aussitôt un contrat pour trois autres ouvrages, dont
Nabuchodonosor (dit
Nabucco) présenté le 9 mars 1842 qui sera accueilli triomphalement.
La fameuse « trilogie populaire » confirme la réalisation de la pleine maturité. Un triptyque d’opéras aux sujets extrêmement différents, mais également aimés du public :
Rigoletto,
Il trovatore et
La Traviata.
En 1861 et 1862, il se rend à Londres, Paris et Saint Petersbourg pour la création de
La Forza del Destino. En 1871,
Aïda est représenté au nouveau Théâtre du Caire. Très touché par la mort de Manzoni en 1872, il écrit un Requiem à sa mémoire, l’un de ses trois plus grands chefs-d’œuvre avec
Otello, représenté en 1887.
Il ne se remit jamais de la mort de son épouse Giuseppina en 1897, qui avait contrinué à ses plus grands succès et mourut quatre ans plus tard d’une attaque, à l’âge de quatre-vingt-sept ans.